Né en 1960 dans un village de Moldavie, Beiu grandit au milieu des récits, des traditions et d’une réalité où l’imaginaire tient souvent lieu d’échappatoire. Très jeune, il comprend que peindre n’est pas seulement représenter : c’est raconter.
Après le Collège des Beaux Arts de Chisinau, puis l’exigeante Académie Vassily Surikov de Moscou, d’où il sort diplômé avec mention Excellence, l’artiste forge une signature rare : des tableaux récits, où chaque fragment d’image en dissimule un autre.
Dans ses œuvres, on croit d’abord voir une scène du quotidien… puis apparaissent des silhouettes anciennes, des échos de Bosch, des détails à la Bruegel, des réminiscences de maîtres que Beiu ne copie jamais : il les réactive. Il les fait dialoguer avec notre époque, ses tensions, ses migrations, ses combats visibles et invisibles.
Ses toiles ressemblent à des rébus, à des labyrinthes visuels où l’œil circule comme dans une histoire à plusieurs voix. Rien n’est décoratif. Tout est narration.